Lundi 10 octobre 2011 1 10 /10 /Oct /2011 17:16

Je vous propose un voyage cette année. Le mien. A paris certes mais un voyage tout de même. Un voyage dans le monde fabuleux du corps.

Aujourd'hui était le premier jour de ce voyage. Nous sommes 25 nationalités. Certains parlent français, la plupart. D'autres se contentent de regarder et d'essayer de comprendre, d'imiter. Le professeur dit que ce n'est pas grave de ne rien comprendre. Que cela permet de mieux regarder. Que les mots ne sont pas toujours nos meilleurs amis. Moi j'ai de la chance, je comprends le français et l'anglais aussi. Alors j'ai les explications deux fois.

Dès lors, je comprends. Je comprends que c'est aussi une affaire de patience. que les choses se dévoilent mais peu à peu et de manière circulaire comme une boucle qui se dessine et qui en revenant sur elle encore et encore laisse apparaitre des contours que l'on ne peut pas distinguer immédiatement et qui laisse toujours un part d'inattendu et d'imprévisible.

Quelques rudiments de règles et nous voilà dans une salle immense. Un ancien ring de boxe. Une salle mythique il parait. Moi je m'étonne simplement de ce sol en parquant entièrement monté sur ressort et qui bouge lorsque l'on saute dessus. Comme son nom l'indique le cours de mouvement nous amène à faire des mouvements.

Marcher, oui. Sauter aussi. Sauter et se taper dans le main. Empecher l'autre de passer. S'assouplir les jambes. Observer en soi ce qu'amène une ouverture même légère des épaules et du plexus. Marcher sur place.

et puis c'est déjà de l'autocours. Mais qu'est ce que l'autocours? En fait chaque semaine, nous, les élèves sommes amenés à présenter un travail, d'une minute ou deux ou trois ou dix ou...on ne sait pas bien, "le temps juste" étant la réponse du professeur. Il nous demande de composer nous même des groupes de 5 ou 6 et de travailler ensemble 1h30 chaque jour dans le but de présenter un travail en fonction d'un thème donné. A savoir pour cette semaine "Un lieu, un evenement". Sans parole. Uniquement les gestes. Je me suis donc retrouvé avec 4 personnes que je ne connais pas pour décider de ce que l'on voulait présenter. Vous l'aurez compris, l'exercice relève tout autant de la performance artistique que de la performance humaine à savoir écouter, parler, proposer, concilier, convaincre, se laisser convaincre. Ne pas foutre une claque à la fille arrogante en face de vous. Faire parler le brésilien qui a rangé son français dans le tiroir. Composer enfin dans tout les sens du terme.

Je trouve que pour une première séance nous nous en sommes plutot bien tirés. Enavant première pour vous : notre lieu sera une salle d'attente, l'évenement un tremblement de terre. Mais cela changera-til peut etre d'ici vendredi qui sait ?

Le cours d'improvisation s'est déroulé dans la dernière heure. C'était simple mais interessant. Deux personnes se croisent, il se passe quelque chose du fait de leur rencontre, rien d'extraodinaire, mais quelque chose auquel on puisse croire et qui soit en tout cas un moment de jeu dans le présent et de disponibilité à l'autre plutot qu'un moment de théaaaatre. Il faut aimer regarder les autres car sinon on s'ennuie. Mais moi j'aime regarder les autres, alors je ne m'ennuie pas.

C'était la rentrée.

Par Louis Jehanno
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Mercredi 17 juin 2009 3 17 /06 /Juin /2009 04:30

Il est près de 19 heures lorsque les ouvreuses du dimanche laissent entrer les spectateurs. La salle municipale doucement se remplit et son silence insondable laisse place aux rires et mondanités d'usage les soirs de représentation. Ruth est assise sur le fauteuil de sa loge de fortune. Elle semble minuscule tout a coup dans ce grand canapé rouge. Elle a noué ses cheveux pour dégager son visage et revêtue sa robe noire qui lui porte bonheur. Lové au fond du canapé, un verre d'eau à la main, elle a fermé ses yeux revêches. Ce soir, l'enjeu est de taille. Ce soir, Ruth devra convaincre. Ce soir Ruth se produit devant le directeur du conservatoire national de Jerusalem. Ce soir, son destin peut basculer.

Par Sebastien jehanno
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Mardi 16 juin 2009 2 16 /06 /Juin /2009 22:29
Je Je je
N' y a til donc qu une seule personne ?
ne parlerai je donc jamais que pour moi meme?
etre de l avis de quelqu un d autre
c'est beau
c'est un miracle
comment est ce possible?
penser la meme chose
 etre d'accord
penser
penser
penser
j'ai besoin de repeter ce mot parce que j'ai l'impression que c'est quelque chose de negliger
de precieux mais de negliger
et puis c'est quoi penser?
c'est se poser des questions?
nous n'avons plus le temps de penser
la politique
le monde
sauver le monde
non
apporter sa pierre
c'est plus vraissemblable deja
la politique peut elle faire ca?
mieux que le reste?
et puis, ca sert a quoi la politique
il n' y a plus d ideologie
on les tue
le pragmatisme
il n' ya pas de remise en question
je n'aime pas les ideologies
remettre a plat
pour remettre a plat il faut une ideologie?
moi aussi je veux sauver le monde
mais qu'est ce qu'il y a sauver
qu'est ce qu'il y a?
qui en vaut la peine?
et s'il n' y avait rien a sauver?
et si vous n'etiez rien de tres important?
et si vous n'etiez qu'un parasite?
Par Sebastien jehanno
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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 00:10

Ruth n'as pas fini son repas. Sa mère, excédée, l'a pourtant gifflé à plusieurs reprises mais rien y fait. Ruth n'as même pas daigné versé une larme. Elle reste parfaitement stoique fasse à l'exaspération de sa mère qu'elle qualifie - à tort ou à raison- de"névrotique". Elle se contente de regarder placidement la cuisine s'emplir de lumière à mesure que l'aube se lève. Ce ne sont que quelques rayons qui parviennent à traverser une fenêtre décidemment bien noircie par la poussière mais cela suffit pour donner à la pièce cette teinte ocre pâle que Ruth aime tant. Sa leçon de piano est la seule chose qu'elle a vraiment en tête ce matin. Elle va enfin pouvoir jouer sur des vraies touches après s'être entrainé toute la semaine durant sur un clavier imaginaire. Elle se plait à penser qu'elle sera un jour une grande concertiste. Elle se plait à penser qu'elle pourra bientot jouer le 3ème mouvement de la Sonate Opus 27 de Beethoven sur lesquelles ses petites mains s'écorchent inlassablement. Ruth, ne le sait pas encore, mais son acharnement et son courage paieront bientot. Elle sera, selon son professeur, une "pianiste honorable".

Par Sebastien jehanno
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Dimanche 14 juin 2009 7 14 /06 /Juin /2009 15:44

Oui, un des sujets préférés des américains, après l'argent bien sur, c'est le terrorisme. Les evenements sur nine eleven comme ils disent sont encore dans tous les esprits. Le terrorisme, on sent que c'est quelque chose qui les tient à coeur.On sent aussi qu'ils comprennent pas trop ce que c'est, mais en tout cas que c'est pas bien et qu'il faut le détruire. Et normal, dès que les américains s'interessent à quelque chose, ça devient tout de suite excessif. On peut entendre ainsi à la radio (bon radio republicains mais quand même) des abérations du genre "un pays terroriste". Ce qui me fait penser qu'il n'ont pas bien compris en effet ce qu'est le terrorisme. Car il n'y a pas de pays terroriste. Ca n'existe pas, ça ne peut pas exister par définition. Un terroriste, c'est un individu isolé ou rattaché à un groupe/organisation qui procède à des attaques ciblées et symboliques pour faire valoir une revendication. Un pays n'est pas "terroriste", un pays peut être en guerre ça oui (les Etats Unis par exemple) mais un pays n'est pas terroriste, ça n'a pas de sens. Et c'est dangereux de dire des choses comme ça parce que cela donne aux américains l'impression que le pays entier  leur veut du mal. Bref, j'étais un peu attéré d'entendre ça à la radio. ça doit être un symptome du délire de persecution.
Mais voilà mon histoire très personnelle concernant le terrorisme. Rapidement, quelques élements de contexte. Depuis deux semaines envirion je travaille aussi pour Bill au bureau. J'ai eu la mission de trouver le noms des hopitaux qui ont fermé ces cinq dernières années dans l'état du New Jersey, de savoir quel est leur situation actuelle, l'adresse, les taxes qu'ils payent du coup et puis avoir des photos des hopitaux en question. Bon, tout s'est trouvé sur internet sauf les photos... J'ai donc du aller me rendre sur place pour prendre quelques clichets de ces hopitaux fermé.
Il y  en a une dizaine donc c'est parti avec la voiture + GPS pour la journée. Je commence avec un puis deux hopitaux puis trois (dans des villes toutes plus pourries les unes que les autres), je prends mes photos puis au cinquième il y a un vieux de la securité qui me dit "ne prenez pas de photo, c'est interdit par la loi, vous pouvez vous faire arretez". Ok d'accord, cause toujours. Je prends mes photos discretos et je m'en vais. J'arrive alors à mon 6eme hopital à Jersey city (ville pourrie également situé en face de manhattan). L'hopital est immense est à l'air d'avoir une activité, je prends quelques photos discretement de la voiture me gare un peu n'importe où parce qu'il n'ya pas de place puis sort pour me rapprocher de l'hopital quand je vois arriver vers moi deux gars qui ressemble pas à grand chose. Je me dit "qu'est ce qu'il me veulent, ils veulent peut etre que le laisse pas la voiture là. Je leur demande si c'est le cas mais ils sont plutot interessé par le fait de m'avoir vu prendre des photos de ma voiture...merde. Il commence à me demander pourquoi, je dis que je suis étudiant et que je fais une recherche sur les hopitaux fermé (sympa la recherche). Bon ils me disent que cet hopital n'est pas fermé et qu'ils veulent voir mes papiers.  Là , je me dis ah ben j'ai tout gagné, c'est pas le bon hosto et en plus je me fais controlé par..oui par qui au fait? "We are detectives". Des detectives?? autour d'un hopital?? Ils doivent être drolement utiles par là. Tellement utile que je pense qu'ils se sont rejouis de me voir, ça permet de justifier leur emploi...Toujours est il qu'ils avaient tellement pas d'autre chat à fouetter qu'il me sont tombés dessus comme la verolle sur le bas clergé (deux expressions interessantes dans cette phrase). Et vas y que je te demande ton permis et vas y que je veux les papiers du véhicule. La ils voient mes papiers français auquel ils ne comprennent rien. Donc ils appelent quelqu'un d'autre qui est censé connaitre. On attends un quart d'heure (c'est marrant comme les quart d'heure sont long sur le parking d'un hopital de Jersey city) le mec arrive, regarde mon permis, me dis que je n'ai pas le droit de conduire plus longtemps que 45 jours avec (ah ben ça tombe bien je ne suis là que depuis...ah merde 60 jours). Je lui dis que je pars à la fin du mois, ça à l'air de le contenter. Par contre il veut voir mon passeport. Que je n'ai pas sur moi. ça à l'air d'être un problème. D'autre gens vont arriver. OK ! Là ils veulent fouiller la voiture. Ok! On me demande si il ya une bombe dedans. Okayy ...Ben comment dire...ouais et je vais tous vous tuer hahahah ! Non bon je reponds sobrement "I dont think so". Ils fouillent tout ce qu'ils peuvent. Enfin, trois autres personnes arrivent, un manager de l'hopital, un flic et quelqu'un d'autre qui s'est incrusté surement. A ce moment là, je me dis qu'il ya un buz autour de moi à l'hopital puisqu'il y a désormais six personnes qui s'agitent autour de moi, qui appellent de tous les côtés, me demandent 15 fois mon nom et prénom (je vous ai dit qu'ils adorent ça), et me demandent 15 fois si mon prénom c'est bien Sebastien...oui!!!! pour la 15ème fois c'est sebastien (heureusement que je m'appelle pas mouloud) et ils notent tous ce qu'ils peuvent, me posent 50 question du genre qu'est ce que je fais là, pourquoi je suis là, chez qui j'habite, mon adresse, c'est quoi comme recherche, à qui appartient la voiture et si on a des frites en France...sans commentaire.  La fouille se termine, ils n'ont (à leur grand regret je pense) pas trouvé de bombes. Mais ils ont remarqué un logo sur la voiture ARMANTI, ils connaissent la société ARMANTI (qui travaille pour les hopitaux du New Jersey..d'où ma recherche). Du coup, ils appelent d'autres gens pour en savoir plus. Pendant ce temps le premier detective qui commence à être mon copain depuis le temps qu'on passe ensemble (environ une heure) m'explique la direction pour l'hopital qui a fermé (moment absurde). Bref, trois autres personnes arrivent avec telephones et talkie walkie. Je me retrouve encerclé désormais par neuf personnes. Neuf. J'ai cru qu'un hélicoptère d'agents secret allait débarqué dun moment à l'autre. Une des nouvelles personnes connait en effet ARMANTI et Bill et commence à appeler des gens. Au bout de cinq minutes. Tout ce chambardement se termine par "oui c'est bon, bill connait sebastien". "Bill connait sebastien donc c'est bon" ??? Que Bill me connaisse était donc le point crucial à vérifer apparamment.  Je rappelle que le point de départ était que je prenais une photo de l'hopital...photo qu'il n'ont même pas daigner regarder..du coup j'ai pas bien compris l'interet de leur recherche mais bon on s'en fout ça les a occupé et puis  "you know, with the terrorism and all that". Oui, "sure"!

Par Sebastien jehanno
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 18:25
Arnaud de Laporte, intendant de la liste civile et de la contre revolution, n'avait pas eu le temps de dire "maman" que sa tete roulait deja sur le sol rocailleux de la place du Carroussel. Son bourreau n'avait eu guere d'autre choix que d'executer la sentence bien qu'elle le repugnat. Constantin Brizard, bourreau de son etat, avait herite cette profession de son pere qui l avait lui meme herite de son pere. Triste destin. Car, ironie du sort, Constantin brizard ne supportait pas la vue du sang et s'effondrait par terre  apres chaque execution pour cette raison. Cela faisait de lui un lamentable bourreau. 'Tu es un bourreau lamentable" repetait sa femme a longueur de journee voyant partir en fumee tout espoir de promotion. Il n y avait pourtant pas grand chose a faire si ce n'est baisser la manette située sur le montant gauche de la machine, permettant au couperet retenu par la pince de s’ouvrir. "Executer quelqu'un ce n'est quand même pas la mer à boire"
Par Sebastien jehanno
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Vendredi 5 juin 2009 5 05 /06 /Juin /2009 15:27
Quelle drole de question ? Le frugalite, pourquoi faire?
Les Etats Unis, nous le savons tous, c'est LA societe de consommation par excellence. Tout ici est fait pour consommer. Consommer plus, toujours plus. Pour tout vous dire, c'est le grand et malheureusement seul leitmotiv de l'administration OBAMA dans ces temps troubles de crise economique. Consommer. A en croire aussi bien les media que les politiques, le seul moyen qui permettra aux Etats Unis ( et par la, monde entier evide;;ent) de ce sortir de ce grand chamboulement, c'est la consommation des menages. Oui, ces chers menages qui sont deja pourtant bien endettés, et qui sont pret a exploser tellement ils ont a bouffer et tellement leur maison et voiture sont pleines de choses qui ne servent a rien.

Car, ce n est un secret pour personne, les menages americains sont plutot voire tres endettes, a tel point, que des programmes de reduction de paiement et de sauvetage fleurissent un peu partout a la tele et a la radio. " Appelez et nous aiderons a reduire vos paiement mensuel, Appelez et nous vous donneront la methode infaillible pour vous sortir de votre endettement..." et j en passe car j ai bien du en entendre une centaine. Pourtant, et c est tout de meme un paradoxe insondable, la relance economique que nous concocte les politiques et economiste americain, "cette croissance retrouve" pour reprendre, non sans gene, l expression de notre Proust adore, tout cela passera, visiblement, par la consommation. C est le plan. Ils n ont rien trouve d autre. Des milliards et des milliards sont d ores et deja injecte dans l economie via des programmes de construction ( ponts, routes, ecole, infrastructures diverses) dans tout le pays. Le mecanisme economique en jeu est le suivant: l etat commande des travaux, des entreprises de travaux font le boulot, sont payes pour ce boulot par l etat (qui au passage c est lui meme endette pour pouvoir paye), les salaires ainsi recu constituent des revenus qui se transforment en consommation ( tele, i pod, hamburger...que des choses indispensable en somme) mais egalement en epargne9 si oui un peu quand meme).  La consommation de biens generee cree a nouveau une source de revenu pour les vendeurs de tele, ipod et autre hamburger, qui se mettent eux aussi a consommer leur revenu et un peu a epargner. Et le cycle continue creant ainsi un cercle virtueux de la consommation. il pourrait etre infini si les menages consacrait la totalite de leur revenu a la consommation et ne mettez rien en banque. D' ou l' interet pour le gouvernement que les menages consomment le plus possible dans ce type de relance. En effet, si les menages epargnent la totalite de ce qu'il gagne, la relance sera fortement compromise.

Voila ! Le mecanisme est plutot simple et.. connu. Et pour cause, c est le paradigme Keynesien ! Oui notre cher Keynes, brillant esprit s' il en est, qui inventa ce mecanisme de relance face a la crise de 1929....ah oui il y a 80 ans quand meme! Ben c est pas grave, faisons exactement pareil !

Et pourtant, certains idealistes (europeens comme americains) pensaient que cette crise, cette grande et profonde crise, aurait au moins le merite de tout remettre a plat, aurait au moins le merite de nous obliger a trouver un nouveau paradigme, un mode de vie, de penser, de consommation nouveau, qui nous change du "consommer plus pour etre plus heureux".
Ce nouveau paradigme, Je vous avoue que j y crois.
Je pense, petite fourmie miserable que je suis, je crois que c'est ce dont nous avons besoin. La croissance, mot utilise et ma foi use a present, n'a plus de sens, pour nos economies developpes pour ne pas dire sur-developpees. C'est effrayant comme les pays europeens et les Etats Unis regardent avec envie voire jalousie, la croissance a 2 chiffre d un pays comme la chine. Mais ce nest pas serieux, il faut comarer ce qui est comparable. Bien sur que la chine affiche une croissance a 2 chiffre, il n y a rien la bas, tout est a faire encore, l amenagement du territoire n en est qu a ces babultiement. Je vous assure, une des choses qui m a frappe quand je suis revenu en France, c'etait a quel point, le moindre cm2 de territoire est amenage.

Je pense que le paradigme qui devrait emmerge, c est le paradigme de la frugalite. Fini la croissance. De toute facon nos populations europeennes sont en decroissance. Je suis pour un retour a la non consommation, a une vie plus simple, plus pauvre, j' ose le mot. C est un peu abuse de dire ca, surtout qu en on fait parti des 1% de gens les plus riches de la planete. Mais cela implique surtout un changement de valeur radicale. Nous sur valorisons la reussite materielle, s'en est triste. Les enfants ne se sentent pas integre s'ils n ont pas les basket nike, le sac spiderman, et la playstation dernier cri. Le cercle vertueux de la consommation est en realite un cercle vicieux dont je ne sais pas moi meme sortir car il est extremment addictif ( difficile de se passer de tele n est ce pas alors que la radio pourrait suffir) d'une part et d'autre part qu'il ne peut s'inverser dans le cadre d'un choix de societe.

Il me semble que les allemands ont depuis quelques annes deja adopte ce concept de frugalite a leur mode de vie. Il est vrai que c'est une vie moins palpitante et peut etre plus austere. Mais personnellement, je suis fatigue de cette conviction que plus egale mieux. Je veux pouvoir ne pas manger de fraise en decembre parce que ce n est pas la saison, je veux pouvoir mettre une heure pour arriver au travail parce que j' y serai alle en velo, je veux pouvoir m'ennuyer a la maison parce qu'il n' y a rien a faire que ce que mon imagination peut engendrer. Nous avons besoin de repenser integralement et en profondeur la notion de progres qui n'a jamais quitte nos esprit telle qu'elle s'est definie depuis la revolution industrielle et qui nous a amene a vivre dans une societe d'overdose, de rapidite et de peur. De peur car paradoxalement, plus on possede, plus on a peur de perdre. Nous sommes tous effrayes voire tetanises  a l'idee de perdre ce que l'on possede. C'est normal, mais c'est tragique. Honnetement la notion de progres est un des concept les plus difficiles a apprehender a mon sens. Difficile car veneneux. Je me mefie du progres comme de la peste pour la bonne raison qu' il est bien difficile de definir le progres. C'est vrai apres tout, c'est quoi un progres? La voiture, c'est un progres, oui vous savez la voiture, cette chose qui a tue des millions de gens et qui a pollue la planete de maniere irreversible, c'est un progres oui ou non!  Et les antibiotiques, c'est un progres n'est ce pas? Oui , sans doute. Pourtant dans les faits, la plupart des patients arretent le traitement des qu il vont mieux mais ont quand meme en eux quelques bacterie qui ont survecu. Ces bacteries sont donc beaucoup plus forte lorsqu'elle se transmettent a d'autre personnes et la maladie qu'elles engendrent est beaucoup plus grave. Et ainsi de suite, jusqu' a la grippe A et pire encore a venir je peux vous en assurer. Donc le progres, oui, mais bon, enfin, vous voyez quoi. C'est quand meme a double tranchant. Vous aussi, mefiez vous lorsqu'on vous parle de progres. Le vrai probleme, c'est que l'homme depuis toujours a un nevrose particulierement ancre dans son caractere: il a besoin de controle sur son environnement. Le progres, ce nest qu une consequence de cette nevrose, c est une maniere de prendre controle, sur les autres hommes et sur la nature. Si j invente une lance plus pointue, je pourrai controler la tribu voisine..ca a du commencer comme ca...

Je pourrai faire une conclusion un peu moralisatrice sur un sujet comme ca mais je vais d'abord essayer de l'appliquer sur moi.
Par Sebastien jehanno
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Samedi 30 mai 2009 6 30 /05 /Mai /2009 05:22

Deux articles en tête mais vous connaissez ma légendaire faineantise (mot dont l'orthographe est encore sujet à controverse) donc ça se trouve je vais en écrire qu'un ou fusionner les deux.
Dans les deux cas remarquez ça parle d'économie, d'argent plus basiquement. Un sujet pour le moins omniprésent dans ce pays.
En fait j'étais en train d"écouter la radio dans mon super pick up, (il faudrait vraiment que je fasse une photo d'ailleurs tellement je suis ridicule dedans). Mais pas n'importe quelle radio, j'écoutais "npr" prononcé èn-pi-ar (mais bon ça vous vous en foutez un peu, c'est juste qu'il répète tellement de fois le nom de la radio que je me sens obligé de vous faire partager sa prononciation). J' écoutais mon émission préférée qui s'appelle "all things considered" qui est une émission de plutot bonne facture. Bien faite, avec des sujets et des débats, un oiseau rare dans la jungle médiatique amércaine. Et puis là, j'entends Amy Edding la présentatrice (oui j'ai retenu son nom parce qu'en vingt minutes d'émission elle arrive à placer son nom une dizaine de fois soit..oui ! une fois toutes les deux minutes. Voilà, oui ça fait beaucoup.

En fait, j'ai réfléchi à cette histoire de dire son nom à chaque fois que quelqu'un intervient. Je sais pas si vous avez remarquer parfois dans les film ou les séries quand il ya un journaliste, à la fin du reportage il dit toujours " c'était machinchouette en direct de washigton" en disant son nom. Vous aurez aussi remarquer que nous ne faisons pas ça en France. On entend jamais "c'était Patrick Pujadas (je sais meme pas sûr de son prénom) en direct des champs élysées". Donc c'est un différence et j'ai donc réfléchi à cette différence que j'ai d'ailleurs remarqué ailleurs que dans le journalisme. En fait, les américains aiment s'identifier et être identifer de manière générale. Autre exemple, on me demande de dire quand j'aborde une table " Hello, How are you today, I am sebastien and I will be your server today". Bon franchement, en france on entendera jamais "Bonjour, comment allez vous, je m'appelle Robert, je vais être votre serveur" c'est franchement grotesque. D'ailleurs, j'arrive pas à m'y faire, donc je me présente pas, je trouve ça trop.. c'es too much.  Je pense pas que les gens aient absolumment besoin de connaitre mon prénom c'est tout. Mais ici, c'est super important, ben oui parce que comme ça les gens et bien ils pourront t'appeler s'il y a un problème ou s'ils ont besoin de quelquechose (ceci étant la seconde raison pour laquelle je refuse de me présenter).

Donc vous avez compris mon interlocation (si ce mot existe). En fait je m'explique ce phénomène de présentation et d'identification outrancière comme un trait de caractère particulièrement ancré dans la mentalité américaine exprimant une valeur qui leur est chère: la responsabilité. La société américaine est une société où la responsabilité est primordiale. C'est une société de la responsabilité. Dès son plus jeune âge on apprend à être responsable. chacun à sa mesure est responsable de quelquechose. On apprendra à un enfant de 4 ans avec beaucoup de serieux qu'il est responsable de son poisson rouge et qu'il faudra le nourrir et tout et tout qu'en gros s'il meurt c'est de la faute du gamin (bonjour les traumatismes à deux balles).La responsabilité n'a pas d'âge. Elle est individuelle évidemment, mais aussi collective. Peu importe qui est responsable, mais il faut un responsable, je n'irai pas jusqu'à dire un bouc emissaire ...quoique.

Les américains, je ne l'ai peut être pas encore dit, mais cela a du un peu transparaitre, ce sont un peu des enfants. Des enfants gâtés mais des enfants quand même. Ils sont exigeants, impatient, bruyant, pas encore tout à fait éduqué donc un peu rustre, et enfin comme tout les enfants, ils ne sentent pas à l'aise s'il n'y pas d'autorité et de régles. Au moment où vous dites au gens, je suis sebastien et je suis votre serveur, c'est un peu comme si vous disiez (du moins c'est psychiquement ce qui ce passe inconsciemment chez eux). Papa est là, il va te faire à manger. Si tu as envie de raler, plains toi à papa comme d'habitude et il va tout arranger.

Dis en dansant sur un aute pied, nous les français nous ne sommes pas responsables, nous sommes des planqués en quelque sorte, qui ne voulont pas assumer la responsabilité de nos échecs. La contre partie est que les succès non plus, on ne sait pas bien à qui les attribués.
Alors qu'aux états unis, quand quelqu'un réussi, vous pouvez être sur que ça va être dit très clairement et qu'il n'y aura pas une demi seconde de fausse modestie (la fausse modestie étant à mon avis inexistante dans ce pays tant on est fier de ses succès et qu'on assume être fier). L'américain, n'est pas bien compliqué en sommes. Il gagne, il est content et le montre sans rien penser. Il perd, il n'est pas content et le montre sans rien penser non plus.
Le français, est plus sournois. Il gagne, il est trop content, a envie de le montrer, mais se retient de peur de blesser les autres ou d'attirer des jalousies... Il va faire de la fausse modestie, on tourne autour du pot, on trouve des raisons qui font que la prouesse est amoindrie..
Aux Etats Unis tout le monde veut être "successful". En France, l'adjectif successful n'existe pas... on dira au mieux en trois/ quatre mot "qui a bien réussi".

Bon mais ce dont je voulais parler c'est d'argent. Car en écoutant mon émission de radio j'ai été surpris que la présentatrice fasse la manche pardonnez moi l'expression, en d'autres termes un appel aux dons pour l'émission de radio elle même. En gros ça donnait: "appelez dès maintenant notre hotline et faites votre don, oui vous, vous qui écouteez et apprécier npr. Appelez. C'est grâce à vous que nous pouvons faire une emission de grande qualité (oui ils sont pas trop dur avec eux mêmes) et payer tout nos intervenants exterieur (et là evidemment tous les intervenants disent leur nom). Oui grâce à vos dons, nous serons en mesure de vous faire partager nos reportages, nos débats et traiter les questions d'actualité dont vous avez besoin" ect ect ect et ça pendant 10 minutes durant toute la journée.

Et là, je me suis dit, c'est quand même fou. Ce sont les telespectateurs qui finance l'émission...c'est fou non? Mais encore une fois, ce n'est pas si surprenant que ça et c'est très revelateur d'un état d'esprit. Ici, la notion de prix et d'argent n'est pas du tout la même que chez nous. Ici la notion de prix est beaucoup plus flou qu'en france. En france, on n'a tellement l'impression qu'on nous prend tout, que l'argent qui nous reste, il est pour nous et rien que pour nous. Aux Etats Unis, pas du tout. Quand on a beaucoup d'argent, on va beaucoup donner à toute sorte d'organisation caritative, ou on va donner des plus gros pourboires (soit au dessus de 20 % de l'addition pour situer). C'est ça qui est fou, un repas peut vous couter 100 dollars 120 dollars ou 150 dollars suivant le pourcentage que vous attribuez à l'addition et cela ne dépend que de vous! Vous vous imaginez des prix qui fluctuent de plus de 20% rien qu'en fonction de la personne qui achètent. Et les gens donnent. L'argent n'est pas quelque chose qu'on garde sous son lit. Paradoxalement, la notion de redistribution de la richesse est bien mieux compris ici qu'en france. Paradoxalement, car l'effort de l'état Français pour redistribuer les richesses est considérable. A tel point que les individus ne se voit pas y jouer un rôle, puisqu'après tout l'Etat fait tout. Aux Etats Unis, pour que la société marche, il faut que les individus redistribue eux mêmes de leur plein gré la richesse. Mettez des Français dans un système américain et il y aura 10 fois plus de pauvre qu'il n'y en a ici. L'industrie de la culture (oui car c'est une industrie) s'effondrerait totalement faute de mécènes. Même chose pour le sport, la recherche... Bref, restons en France où tout est pris en charge. On est sur de pas trop donner vu qu'on donne rien par nous même. Il faut tout nous soutirer à coup d'impot, de taxe et de surtaxe. A ce niveau là, ce sont bien les Français les enfants.

Par Sebastien jehanno
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 06:46

Après s'être recousu lui même sa jambe, James Robert se mit en route pour le pub. "Je l'aurai bien mérité celle là" se dit il en pensant à la bière brune qu'il allait y commander. La descente des 78 marches de l'escalier en bois menant de son appartement à la rue Kensingthon fut abominable. James manqua de s'évanouir trois fois tant la douleur causée par le plissure de sa jambe était odieuse. Arrivé et assis au comptoir du bar, James Robert , en extase, se mit à boire. Une première bière. Puis un seconde. Puis une troisième. Puis, il arrêta de les compter car après tout "on en a rien à cirer" se mit il à répéter au barman avec force conviction avant de s'endormir sur le comptoir puis de se faire renvoyer chez lui.

Par Sebastien jehanno
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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 05:04
Je n'ai pas écris depuis longtemps
Et mon coeur s'en va-t-en peine.
Je n'ai pas écris depuis longtemps
Et mes sanglots chantent des "je t'aime"

j'ai cru voir de mes yeux pourtant
dans un jardin d'antan doré
il y a des choses que l'ont entend
et d'autre que l'on préfère ignorer

Quoi! c'était donc la nuit!
Je n'ai donc pu rien  voir
et vous vous êtes endormi
à l'ombre même du desespoir

Les rideaux rouges venaient tombant
c'est dans la glace qu'ils se taisaient
se sont toujours les plus troublant
les comédiens de mon passé

J'ai tant pleuré sur mes deux joues
j'ai temps révé au jeux d'enfants
j'ai tant pleuré en me voyant
baigner mes jambes dans le torrent

J'ai tant pleuré et j'ai tant bu
de cette eau fraiche appelée "naguère"
j'ai tant pensé et tant voulu
en temps voulu en temps de guerre
Par Sebastien jehanno
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